Les délires d'Olibiobus

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-- Oui, Bien sûr, dit-il, mais en fait, Oscar n' avait pas pensé à ce détail de présentation.

Le paquet serré sous son bras, il continue à circuler lentement dans le magasin bondé. Mais cette fois, il sait ce qu'il veut: il se dirige donc vers le rayon des rasoirs électriques. Il choisit un modèle rechargeable qui sera fort utile à son fils, Olivier. Cette recherche de présents est une tache inhabituelle pour le professeur. Il est maintenant fort aise de pouvoir s'échapper de la cohue qui règne sur les boulevards. Dans une petite rue, non loin de la gare Saint Lazare, il se réfugie dans un pub encore tranquille à cette heure. Il s'offre le plaisir de déguster un verre d'une bonne bière de garde. Il est de bonne humeur; soulagé d'avoir quitté l'animation extrême et heureux à l'idée de faire plaisir à ses enfants. Il entreprend même de discuter joyeusement et légèrement avec un client du pub. Un peu plus tard, bien ragaillardi, il rejoint la grande bulle aplatie et crevée qui permet de descendre aisément dans le métro. Prendre la ligne treize vers Montrouge, descendre à Invalides et monter dans le tortillard de RER C vers le Sud Est. Changer de train à Juvisy. Arrivé à Evry, choper le bus et enfin rejoindre son appartement de banlieue.

A son arrivée, il est accueilli avec chaleur par ses deux enfants qui ont la délicatesse de ne pas le questionner sur ses paquets. Il est vrai qu'il a placé ceux-ci au fond d'un grand sac. La fille a déjà commencé la préparation du repas léger du soir. Le fils est en train d'installer les couverts sur la table ronde en verre clair. Le professeur va déposer les cadeaux au fond du placard de sa chambre puis reviens dans le séjour. Il s'assied dans un fauteuil club, sans rien faire. Il observe l'activité de ses enfants, profite de son intérieur confortable.

L'appartement du professeur est assez classique. Une petite entrée distribue toutes les pièces: en face de la porte d'entrée, une double porte vitrée ouvre sur le séjour. Sur la droite une autre porte donne accès à la cuisine. Sur la gauche une porte entr'ouverte découvre un couloir; c'est la partie nuit de l'appartement, qui commence ici. On y trouve des toilettes, une salle de bains borgne et trois chambres de taille moyenne. Les chambres sont orientées au sud ouest. Le séjour de bonne taille est prolongé par une terrasse orientée sud est; il est éclairé tout comme la cuisine par une fenêtre orientée nord ouest. La table ronde est disposée sous cette fenêtre et à proximité de la cuisine. De cet endroit on peut apercevoir la tour Eiffel par temps clair.

Près de la porte fenêtre d'accès à la terrasse un sapin de Noël bien décoré fait clignoter de petites lampes de toutes les couleurs.

Tous trois s'attablent; Ophélie a préparé une salade de concombres en entrée, des patates accompagnées d'une sauce tomate avec ail, échalote, laurier, thym et servies avec un épais morceau de jambon mi cuit. Oscar Olibiobus pense que l'occasion est bonne pour ouvrir une bouteille d'un vin de Chinon, ce qu'il fait. Ils mangent de bon appétit puis discutent un peu, se racontent les petits événements de la journée passée. L'ambiance chaleureuse invite chacun à s'exprimer largement:

Le professeur : -- J'ai erré longuement dans Paris, cet après midi; j'en suis tout fourbu !
Ophélie: -- Ah oui, qu'y faisais tu ?
Olivier: -- Moi, je sais ! Il est allé dans les magasins pour y acheter des cadeaux ! N'est-ce pas Papa ?

Ophélie braque un regard réprobateur vers son frère, qui permet, par sa sortie, d'éviter au professeur de répondre; Oscar se contente d' adresser un regard amusé à ses enfants. Un peu plus tard, dans l'euphorie qui les gagne tous trois, les pensées dérivent un peu et s'éloignent largement du vécu au jour le jour.

Olivier, le garçon de vingt ans exprime donc, le désir que le sapin de Noël soit entouré de verdure ou plus exactement d'un gazon bien vert, très dense, presque chaud comme une couverture afin d'avoir le plaisir de se rouler dedans.

-- Imagine, Ophélie, du gazon bien vert, dru, chauffé, comme au coeur de l'été; nous pourrions nous y étendre tous les trois !
Sa grande soeur Ophélie très spontanée, applaudit à cette demande et presse son père d'exaucer ce voeu :
-- Papa, dans ton laboratoire, je suis sûre que tu peux faire quelque chose dans ce sens ?
Le professeur : -- Oh mes enfants, j'aimerais bien vous faire ce cadeau là, mais réalisez ...

 

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