Poèmes

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L\'étreinte

L'étreinte

Dans le jardinet clos, pas un filet de vent,
Un papillon s'est posé sur le brise-vent.
Tandis qu'une abeille butine de fleur en fleur
Et que du bouleau décolle un merle siffleur.

Un trait blanc raye le firmament bleu vaporeux,
Le soleil demeure inaccessible à mes yeux
Que je cache derrière des lunettes noires.
Je voudrais refroidir dans l'eau d'une baignoire.

Mais mon amie dorée, à mes cotés couchée,
Inviterais plutôt à une chevauchée;
Sa main si chaude dans la mienne tenue
S'échappe et me caresse sans retenue.

Mon corps nu s'étire sur l'herbe jaunie
Lentement dans une indolence infinie
Se prêtant au jeu de la main baladeuse
De ma si belle voisine amoureuse.

Dans le jardinet clos, elle vient de déposer
Dans un geste léger, sur mes lèvres, un baiser,
Puis délicatement retire mes lunettes
Et recouvre ma tête sous sa jupette.

Je recouvre la vue sous la lumière adoucie
Par le tissu rouge qui apporte aussi
Beaucoup de fraicheur sur tout mon visage.
De tous mes sens retrouve enfin l'usage.

Je vois ses fesses rebondies et alertes
Je sens son sexe sur ma bouche entrouverte
Et sur le mien tendu, sa bouche qui s'évertue;
Déjà, nous jouons à bouche que suces-tu ?

J'offre mon membre dur à sa bouche fraîche
Elle me donne son petit chat que je lèche.
Le jeu coquin se pousuit assez longuement
Pour accroitre encore nos désirs fortement.

Dans le jardinet clos, ma belle se retourne
Et d'un geste précis mon vis elle enfourne,
Laisse échapper dans un souffle ce cri d'amour
Que je voudrais entendre encore et toujours.

Elle se soulève un peu et glisse tout au long
Du chaud, lourd, gonflé et rougeoyant jalon
Qui nous unit dans une course effrénée
A la recherche du plaisir simultané.

Je laisse faire posant mes mains sur ses hanches,
Pour la tenir fort et sentir qu'elle s'épanche.
Le vue de ses seins qui donnent la cadence
Me ragaillardissent de tant d' impudence.

Je l'attire afin de tenir entre mes mains
Ses seins oblongs qui se ressemblent comme germains
Embrasse avec fougue les tétons turgescents
Reprend l'intiative de nos jeux indécents.

Dans le jardinet clos, j'empale ma Reine
Qui ouvre son corps entier à perdre haleine
Sous mes assauts forts, de plus en plus soutenus.
Le soleil brille sur nos chairs qui suent.

Je sens plus que je n'entends, son coeur qui bat fort,
Son souffle court, son corps fin tendu sous l'effort,
Des ondes qui la parcourent tandis qu'elle se meurt
En poussant le grand cri de l'intense bonheur.

Je me retiens en vain; la caresse intense
Qu'elle exerce sur mon sexe est si dense
Que j'éjacule en criant comme un sauvage
Et donne enfin mon ultime breuvage.


 

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