Chroniques

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Immigration locale ou internationale ?

L’immigration en Europe et en France risque fort d’être un élément de la campagne pour les élections européennes. Et sans doute un élément pour toutes les campagnes politiques à venir !
C’est pourquoi il faut éviter autant que possible les positions tranchées qui interdisent tout débat réel. Mieux, il est très important de bien réfléchir à cette question.

Personnellement je vois l’immigration sous un angle local, très local même ! En effet quand je constate que chaque grande agglomération du pays accueille toujours plus de population et décide de construire plus de logements ainsi que d’améliorer les mobilités, je suis perplexe.

Est il raisonnable de faire gonfler sans cesse la population des grandes agglomérations et de laisser se désertifier des territoires ruraux de France ? Est-il équitable d’enrichir toujours plus certains territoires aux dépens des autres ?
Je ne le crois pas et je déplore l’attitude de ces femmes ou hommes politiques qui laissent faire ou pire encouragent cette situation.
Du coup, je m’interroge sur le sens du mot immigration au sens local. Par exemple, continuer à sur peupler la région parisienne n’est il pas une forme locale d’immigration exagérée. Et cette immigration là, entre français de longue date n’est elle pas plus grave que l’immigration au sens international ?
La question mérite d’être posée et débattue tout particulièrement dans le cadre du réchauffement climatique. A priori, les grosses agglomérations sont moins résilientes au changement climatique dans la mesure où leurs ressources locales en nourritures, énergies, minerais ou matériaux sont insuffisantes voire rares.
Il est difficile d’interdire toute immigration locale ou internationale. Néanmoins il est stupide et sans doute suicidaire de ne pas limiter cette immigration.
Pour les grandes agglomérations, il faudrait avoir le courage de fixer un nombre d’habitants à ne pas dépasser ; il faudrait aussi réduire les mobilités dont les infrastructures et l’entretien coûtent très cher ; à contrario, prendre toutes mesures de nature à rendre chaque territoire local multi-fonctionnel de façon à réduire le besoin et l’usage de mobilités ; mieux encore, il faudrait tendre à rendre chaque territoire relativement autonome et très peu dépendant des ressources originaires de territoires lointains.
Pour les territoires ruraux, il faudrait les rendre plus attractifs selon le même schéma : plus de multi-fonctionnalité permettant aux habitants de trouver habitations, écoles, emplois, nourritures, loisirs, etc … sur place.

A première vue, mon propos nous éloigne de la question migratoire. Et pourtant !
Nous pourrions dépeupler nos trop grosses agglomérations urbaines au profit des territoires ruraux et des petites villes. Ce mouvement de population pourrait se faire tant par l’immigration internationale vers nos territoires ruraux que par l’émigration depuis nos grandes agglomérations vers ces même territoires ruraux. Vue sous cet angle, l’immigration peut devenir tout à fait positive sous réserve qu’elle soit bien comprise de tous et régulée intelligemment et humainement.
Ce mouvement pourrait aider à faire évoluer l’agriculture et l’élevage intensif qui sont incompatibles avec le défi climatique ; ce mouvement pourrait faire revivre des villages abandonnés et rénover plutôt que détruire et reconstruire ; ce mouvement, décliné sur de petits territoires à taille humaine, pourrait refonder la solidarité entre tous les terriens.

 

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